FNE dénonçait depuis 2005 cette défiscalisation. L’intérêt énergétique et environnemental des agrocarburants est en effet aujourd’hui plus que contesté.
Lionel Vilain, conseiller technique à FNE, explique : « Même affublés du préfixe « bio », les agrocarburants sont produits dans des conditions de cultures intensives et polluantes et la transformation du blé, des betteraves ou du colza en carburant présente un rendement énergétique dérisoire ! »
Par ailleurs, comment justifier un soutien à cette production qui concurrence les besoins alimentaires mondiaux ? A l'échelle mondiale, le détournement de la capacité vivrière pour produire des agrocarburants s'est traduit par des émeutes de la faim dans plus de 40 pays.
Arnaud Gossement, porte parole de FNE, ajoute : "L'abandon de la fiscalité privilégiée sur les agrocarburants est une bonne nouvelle. C'est un signal positif à la veille des débats sur le projet de loi de finances pour 2009 qui s'engagent lundi à l'Assemblée nationale. C'est aussi la preuve que les revendications de certains lobbys peuvent se briser sur le mur du Grenelle."
FNE rappelle que la vocation première de l’agriculture reste nourricière et que la seule valorisation écologiquement acceptable des cultures énergétiques est l'huile végétale brute produite et utilisée comme carburant à la ferme.
Source :
http://www.fne.asso.fr