La FNAB, Fédération nationale d'agriculture biologique des régions de France, rappelle que l'agriculture biologique offre à tous, producteurs, consommateurs, citoyens, une alternative crédible dénuée de risques pour la santé, rémunératrice et créatrice d'emplois dans les territoires ruraux (20% de plus dans une exploitation bio qu'en conventionnel), elle préserve autant la vie rurale que la diversité des paysages. 53% des fruits, légumes et céréales consommés en France contiennent des résidus de pesticides, dont 8,9% à des doses supérieures aux limites européennes maximales de résidus admises ; du Fipronil, matière active du Régent, retrouvé dans du lait de consommation ; des eaux souterraines et de surfaces toujours autant contaminées par des produits phytosanitaires. La FNAB rappelle que le surcoût des produits bio, dû à une moindre productivité, est faible. Le différentiel aides PAC, en défaveur des bio (entre 25 et 40% de primes en moins), le «mitage» bio du territoire obligeant à des frais de transports et de logistique importants pour collecter, transformer, distribuer les productions et produits bio, en sont parmi les causes principales. Alors que d'autres Etats membres de l'Union européenne font tout pour réduire les causes des écarts de prix entre bio et conventionnel, et ont institué une aide pérenne à la production, la France refuse la rémunération de reconnaissance aux agrobiologistes avant 2007 au plus tôt, et mégote son aide à la promotion de notre mode de production auprès des consommateurs.
Et alors qu'un nouveau plan de sauvetage de notre Sécurité sociale vient d'être voté, la prévention, notamment de nombreuses maladies dues aux contaminations des denrées alimentaires et de l'eau, et des maladies professionnelles des paysans, a été purement et simplement «oubliée».
FNAB
40, rue de Malte
75011 Paris,
tel : 01 43 38 38 69
(info parue dans la revue S!lence de Novembre 2004, il s'agit du numéro 316)
|