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Inde : La Cour Suprême donne le feu vert à la mine - Les Dongria Kondh entrent en résistance
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Date de publication : Dimanche 10 Août 2008 à 12H30:32 Déjà 871 personnes l'ont lu 
 Il ya 8000 Dongria Kondh vivant dans les collines Niyamgiri à Orissa, en Inde. Ils vénèrent cette montagne et se disent descendants de son roi |
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La Cour Suprême indienne a porté le 8 août dernier un coup foudroyant à la tribu des Dongria Kondh en autorisant la compagnie britannique Vedanta à exploiter une mine sur leur montagne sacrée. Les Dongria Kondh affirment que la mine détruira à jamais leur mode de vie.
Sterlite, la filiale de Vedanta, s’apprête à construire une mine de bauxite (matière première de l’aluminium) sur la montagne Niyamgiri, dans l’Etat de l’Orissa, en Inde orientale. Vedanta appartient majoritairement au milliardaire indien Anil Agarwal, basé à Londres.
Les Dongria Kondh disent que la gigantesque mine à ciel ouvert détruira une immense étendue de forêt primaire et réduira leur site le plus sacré en un terrain vague industriel. Le mois dernier, trente d’entre eux ont bloqué une route en construction à travers leur forêt vers le site de la mine. Les Dongria Kondh affirment qu’ils organiseront des protestations massives si l’exploitation minière a lieu.
Les Dongria Kondh ne peuvent pas faire appel de cette décision de la Cour Suprême, mais ils projettent de déposer une nouvelle plainte contre la mine et plus particulièrement sur la violation de leurs droits culturels et religieux qu’elle provoquera.
Jitu Jakesika, porte-parole dongria a dit : ‘Si la compagnie détruit notre montagne et notre forêt pour son seul profit, nous serons transformés en mendiants’. Nous donnerons nos vies pour notre montagne’.
Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd’hui : « Cette décision est un coup foudroyant porté non seulement aux Dongria Kondh, mais aussi à tous les peuples indigènes de l’Inde. Le droit international et la Constitution indienne sont piétinés pour le seul profit d’actionnaires lointains. Mais les Dongria Kondh ne renonceront pas à leur terre et Survival continuera à soutenir leur mouvement de résistance ».
Pour en savoir plus sur les Dongria Kondh (en anglais) :
http://www.survival-international.org/tribes/dongria
Pour plus d’informations
Miriam Ross (+44) (0)20 7687 8734 ou (+44) (0)7504 543 367
Suite : http://www.survival-international.org/tribes/dongria
Source : http://www.survivalfrance.org
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Pérou : des Indiens isolés tués par des bûcherons
Par Magali Rubino
Selon une organisation indigène, des Indiens isolés du Pérou sont victimes des bûcherons illégaux qui les tuent et incendient leurs maisons.
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Date de publication : Dimanche 03 Août 2008 à 11H08:40 Déjà 856 personnes l'ont lu 
La CIPIACI, une organisation indigène de défense des Indiens isolés d’Amérique du Sud, a révélé que des bûcherons ont envahi une réserve créée pour des Indiens isolés et construit illégalement un réseau routier pour transporter le bois.
Ces exactions ont lieu à proximité de la région où des Indiens isolés ont récemment été photographiés au Brésil. Ces clichés ont récemment fait la une des médias du monde entier.
La CIPIACI rapporte que les bûcherons "commettent de graves violations des droits de l’homme à l’encontre des peuples isolés, incluant persécutions, meurtres, destruction de leur maisons... Ces crimes sont perpétrés dans une impunité totale". L’organisation ajoute que les bûcherons forcent les Indiens à trouver refuge du côté brésilien de la frontière où il n'y a pas d'exploitation forestière.
Selon la CIPIACI, le gouvernement péruvien a déjà été informé de l’invasion du territoire des Indiens isolés par les bûcherons et les récentes déclarations d'un porte-parole du gouvernement selon lesquelles "la paix et la tranquillité" règneraient dans la région "ne correspondent en rien à la réalité".
La CIPIACI appelle le gouvernement à expulser les bûcherons du territoire des Indiens isolés et à le protéger de manière effective en renforçant sa protection légale.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Si le gouvernement péruvien avait encore besoin d'un signal fort, le voici. Meurtres, destruction de maisons, invasion des territoires indiens... le gouvernement doit coordonner son action et agir en faveur de ses citoyens les plus vulnérables. Il doit faire tout son possible afin de permettre à ces Indiens de vivre en paix sur leur propre territoire".
Suite : http://www.survivalfrance.org/peuples/indiensisoles
Source : http://www.survivalfrance.org
Les internautes réagissent : De campays françoise, le Lundi 04 Août 2008 à 10H05:49
Bah voilà je m'en doutais, dès que j'ai entendu parler de ces indiens isolés, je me suis dis:
Si moi j'ai l'info ici en france, d'autres que moi ont sûrement une idée pour leur chiper leur territoire.
Evidemment c'est pas une bonne idée.
L'espèce humaine est destructrice, et ça me rend triste. |
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Abandon espéré du projet autoroutier Castres – Toulouse
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Date de publication : Dimanche 03 Août 2008 à 10H13:26 Déjà 801 personnes l'ont lu 
Les projets d’aménagement du territoire de la Région Midi-Pyrénées se poursuivent sur de nouvelles bases. Des collectivités régionales s’engagent résolument sur de nouveaux choix en matière de transport.
Le Conseil Général de la Haute Garonne a voté, à une très large majorité, pour que l‘Etat abandonne le projet de liaison autoroutière Castres - Toulouse. Ainsi, l’axe Castres - Toulouse devrait-il retrouver un aménagement routier raisonné et sécurisé, au bénéfice de tous ….
Le Conseil Régional Midi-Pyrénées a interpellé l‘Etat sur la reprise indispensable de son programme d’amélioration du réseau routier national, après le désengagement des gouvernements successifs des Contrats Etat-Région depuis 2003. D’autre part, le Conseil Régional s’est engagé à financer la remise en état du réseau ferroviaire régional à hauteur de 500 millions d’Euros.
L’inflation du prix du baril de pétrole, l’urgente nécessité de préserver les zones rurales, les zones et espèces protégées, notre biodiversité, entre autres facteurs critiques, imposent dorénavant de mener des aménagements routiers juste adaptés aux réels besoins en mobilité de la région, pour les particuliers et les entreprises. Ces aménagements doivent se faire au bénéfice de tous, dans une démarche de développement durable et de protection de l’environnement, dans un souci de cohérence d’aménagement du territoire (charte Interscot) et de développement prioritaire des modes de transports en commun. Les projets autoroutiers, comme la Liaison Autoroutière Castres - Toulouse, sont hors du temps, ne répondent pas aux besoins d’ouverture et de mobilité des territoires concernés.
La fédération France Nature Environnement, avec sa fédération régionale Uminate et le Collectif RN 126 se félicitent de ces prises de position en cohérence avec les engagements nationaux destinés à réduire les impacts du transport sur le climat. Ils soutiennent les collectivités à poursuivre résolument leur démarche…
Source : http://www.fne.asso.fr
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Malaisie : Un projet secret de barrages menace les Penan
Par Magali Rubino
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Date de publication : Dimanche 03 Août 2008 à 10H09:19 Déjà 689 personnes l'ont lu 
Un document confidentiel publié par erreur sur internet a révélé un important projet de construction d’une série de barrages hydroélectriques dans l'Etat du Sarawak, en Malaisie, qui engloutirait les villages d'au moins mille Penan, Kelabit et Kenyah.
Le document, émanant de la direction de la compagnie Sarawak Energy Berhad qui contrôle la production et la distribution de l'électricité dans l'Etat, indique la localisation de 12 projets hydroélectriques qui devraient être construits d'ici à 2020.
Les barrages submergeraient plusieurs villages des peuples penan, kelabit et kenyah et provoqueraient le déplacement d'un millier de personnes. L’un d’entre eux engloutirait également une partie du parc national de Mulu, inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Les barrages produiraient beaucoup plus d'énergie que le Sarawak ne peut en consommer.
Les Penan luttent depuis 20 ans contre l’abattage de leurs forêts par les compagnies d’exploitation forestière – dont le géant malaisien Samling – qui, avec l'appui du gouvernement malaisien, ont déjà détruit une grande partie de leur territoire.
Les Penan sont des chasseurs-cueilleurs nomades. Beaucoup d'entre eux sont désormais sédentarisés, mais dépendent encore étroitement des ressources de la forêt. Environ 300 mènent toujours une vie complètement nomade.
Le document de Sarawak Energy Berhad avait été posté sur un site internet chinois et a depuis été supprimé mais vous pouvez le télécharger ici (en anglais).
Pour télécharger le document :
http://www.survivalfrance.org/actu/3451
Suite : http://www.survivalfrance.org/peuples/penan
Source : http://www.survivalfrance.org
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Tricastin : première plainte de particulier
Par Jocelyn Peyret
UNE PREMIÈRE PLAINTE d'un particulier a été déposée suite à la contamination à l'uranium de la nappe phréatique sur le site nucléaire du Tricastin (Vaucluse). Elisabeth Serinian, qui habite à Bollène, dans la zone concernée par la pollution, a déposé plainte contre X vendredi à la gendarmerie. « J'ai envie de savoir ce qui se passe vraiment.
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Date de publication : Dimanche 03 Août 2008 à 10H06:56 Déjà 780 personnes l'ont lu 
J'ai l'impression que l'on ne nous a pas tout dit sur l'origine de cette contamination de l'eau. Si ce sont d'anciens déchets radioactifs de l'armée, enfouis dans une butte de terre depuis les années 1970, qui sont responsables de cette pollution, c'est encore pire. Cela voudrait dire que l'on nous a menti depuis trente ans », explique cette enseignante, mère de deux enfants. Pour l'instant, elle et sa famille n'ont toujours pas le droit de consommer l'eau potable de leur puits, relié directement à la fameuse nappe phréatique souillée.
D'autre part, l'association les Riverains de la plaine, qui regroupe différents habitants du quartier, réfléchit à une éventuelle action en justice, et prendra sa décision à l'issue d'une réunion qui aura lieu cette semaine avec des représentants de l'usine Areva-Socatri. « On va écouter ce qu'ils nous disent. Et ensuite on va se réunir entre nous, pour voir qui est pour et qui est contre », explique Mme Dubois, dont le mari dirige cette association. A leur domicile, « les niveaux de l'uranium dans l'eau font du yo-yo. Il y a trois jours, ils étaient au-dessus de la norme, à 16 mg/litre, hier matin, c'était repassé en dessous. Y compris dans mon eau de piscine, que j'ai fait analyser », ajoute-t-elle. La famille Dubois a rencontré le médecin chef d'Areva-Socatri qui leur a fait des analyses.
Mécontentement des agriculteurs
« Il a contrôlé un certain nombre d'éléments liés au fonctionnement de nos reins. Il nous a dit que ça allait, et qu'il ne fallait pas s'inquiéter. Il nous a quand même conseillé de ne pas boire l'eau du robinet et de lui préférer l'eau minérale, ce qui ne m'a pas trop rassuré », ajoute-t-elle.
Par ailleurs, les agriculteurs ont eux aussi fait part de leur mécontentement. Le président de la FNSEA a incité la présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, « à dédommager les exploitants dont le préjudice est considérable » en terme d'image, en particulier pour le vin AOC côtes du Tricastin. Dans une autre région, hier, une « très légère contamination », selon EDF, a eu lieu sur le site nucléaire de Saint-Alban-Saint-Maurice, dans l'Isère. Quinze employés venant d'entreprises extérieures ont été orientés vers les services médicaux du site, mais leurs examens se sont révélés normaux.
Source : http://www.sortirdunucleaire.org
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Encore un incident nucléaire (23 juillet) !
Par Jocelyn Peyret
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Date de publication : Dimanche 03 Août 2008 à 10H05:40 Déjà 589 personnes l'ont lu 
Tricastin - Le nouvel incident a-t-il été minimisé ?
Mercredi 23 juillet, 9h30, centrale nucléaire du Tricastin, réacteur numéro 4. Une gaine mal positionnée, un filtre et un système de vidange défectueux provoquent un nouvel accident. Des poussières d'uranium s'échappent alors que 129 personnes sont en train de réaliser des travaux de maintenance autour du réacteur.
Après examen médical, le chiffre tombe : 100 salariés ont été contaminés. Selon le porte-parole de l'entreprise, il s'agit là d'un accident "mineur" sans conséquence sanitaire. Les doses reçues par les employés seraient 40 fois inférieures à la limite annuelle autorisée. Rapidement, l'Autorité de sûreté nucléaire étaye cette déclaration et classe l'accident en niveau 0, correspondant à un simple "écart" sur l'échelle de mesure internationale INES.
Cette version, les associations écologistes la contestent. Citant la Commission internationale de radioprotection, elles avancent que "toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène". Pour Stéphane Lhomme, du réseau Sortir du nucléaire, "le risque est très important que des particules se soient fixées dans les poumons des employés". Il poursuit : "On se moque de nous. 74 kg d'uranium qui s'échappent dans les rivières et on classe l'incident en niveau 1. 100 personnes contaminées et c'est un niveau 0. Au prochain accident, ce sera un niveau -1 !"
Source : http://www.sortirdunucleaire.org
Les internautes réagissent : De Dorne, le Mercredi 06 Août 2008 à 20H51:41
Les dirigeants s'en fichent completement que ces personnes soient contaminées ou pas, ce qui compte c'est le fric, faire le maximum de rendement pour la centrale et le reste la Sécurité Sociale est là pour payer les soins. |
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Incident lors du redémarrage d'un réacteur le 25 juin à la centrale de Cruas (Ardèche)
Par Jocelyn Peyret
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Date de publication : Dimanche 03 Août 2008 à 10H04:43 Déjà 117 personnes l'ont lu 
AFP - 24.07.08 - Une erreur de procédure lors du redémarrage d'un réacteur de la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche) aurait pu conduire à "une augmentation de la réactivité du coeur de la centrale", selon un avis d'incident publié jeudi sur le site de l'Autorité de sûreté nucléaire. "Le 25 juin 2008, un appoint en eau du circuit primaire du réacteur numéro 3 a été réalisé alors que les pompes du circuit primaire étaient à l'arrêt", a constaté l'ASN. "En cas de défaillance du circuit d'appoint, un volume d'eau trop important aurait pu être injecté dans le circuit primaire: le brassage de l'eau n'étant pas assuré à cause de l'arrêt des pompes primaires, une augmentation de la radioactivité du coeur aurait alors pu se produire", poursuit l'Autorité de sûreté.
Mardi, l'ASN a publié un avis sur un autre incident datant du 4 juillet sur le circuit secondaire du réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace. Dans ce cas, "le débit d'eau brute sur l'un des échangeurs du circuit d'aspersion d'eau dans l'enceinte (EAS)" était "inférieur au seuil prescrit" et l'exploitant aurait dû "ramener le réacteur sous 14 heures vers un état d'arrêt plus adéquat", ce qui n'a pas été fait. Un autre avis publié lundi rapporte un incident pour un défaut de maintenance survenu le 13 juillet à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, à 120 km de Paris. Dans le réacteur n°2 de cette centrale "un mélange non homologué de 2 types de graisses a été découvert dans les servomoteurs électriques de robinets situés dans le bâtiment réacteur", selon l'avis.
L'incident a "potentiellement remis en cause la sûreté de l'installation en cas d'accident grave", selon l'ASN. Les trois incidents sont classés 1 de l'échelle internationale INES (0 à 7). Une centaine d'incidents de ce niveau se produisent chaque année en France, selon l'ASN. Plusieurs incidents récents dans la filière nucléaire ont entraîné "une sensibilité particulière", reconnait le directeur général de l'ASN Jean-Christophe Niel. Mercredi, une centaine d'employés ont été contaminés lors d'une opération de maintenance sur la centrale du Tricastin, après une fuite radioactive à l'usine proche de Socatri le 7 juillet.
Source : http://www.sortirdunucleaire.org
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100 contaminations à la centrale du Tricastin
Par Jocelyn Peyret
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Date de publication : Dimanche 03 Août 2008 à 10H04:09 Déjà 245 personnes l'ont lu 
"Sortir du nucléaire" demande d'urgence un débat national sur la Sortie du nucléaire
- La France paye cher l'interdiction de parler du nucléaire lors du "Grenelle"
- Le discours officiel habituel ("Les niveaux de contaminations sont en dessous des limites légales") est parfaitement trompeur
Alors qu'un nouvel événement grave met en cause l'industrie nucléaire - la contamination de 91 personnes à la centrale nucléaire du Tricastin - le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à prendre conscience de la gravité du risque nucléaire et de l'imminence d'un accident voire d'une catastrophe en France. Il est urgent de débattre de la sortie du nucléaire... et de la mettre en oeuvre au plus vite.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste formellement les tentatives des industriels de l'atome et de l'Autorité de sûreté de minimiser les conséquences des contaminations survenues dans les centrales et autres installations nucléaire.
Rappelons que vendredi 18 juillet, alors même que Mme Lauvergeon s'appliquait à décréter que l'affaire Tricastin était insignifiante (elle aurait donc limogé pour rien le directeur de l'usine Socatri !), quinze salariés intérimaires ont été contaminés à la centrale nucléaire de Saint-Alban (Isère)
Contrairement au discours officiel qui prétend que ces contaminations ne sont pas dangereuses, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que, dès 1990, la très officielle Commission Internationale de Radioprotection (CIPR) a admis que "Toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique" (CIPR 1990).
Qui plus est, même lorsque le niveau de radioactivité est faible, un très grave danger menace les êtres vivants, la contamination.
Une contamination a lieu lorsque des particules radioactives pénètrent dans un organisme vivant, en l'occurrence celui d'un salarié du nucléaire. Des particules peuvent alors se fixer dans un organe (en particulier les poumons en cas d'inhalation) et c'est alors un cancer presque assuré, même si c'est quinze, dix ou cinq ans plus tard.
On voit par là que le discours habituel, une nouvelle fois resservi à cette occasion - "Les niveaux de contamination ont été inférieurs au centième de la limite réglementaire" - est parfaitement trompeur.
Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que les travaux les plus exposés à la radioactivités sont réalisés par des intérimaires et personnels d' entreprises sous-traitantes qui, après avoir travaillé quelques années dans le nucléaire, ne sont pas réembauchés et disparaissent dans la nature pour certains... avec leurs cancers, lesquels ne sont donc jamais attribués à l'industrie nucléaire, qui en est pourtant la cause.
De la même façon, les personnes qui ont pu être contaminées autour du Tricastin par la fuite de 360 kg d'uranium pourront développer un cancer dans quelques années - voire quelques mois - mais il leur sera très difficile de prouver que l'industrie nucléaire en sera la cause : les tumeurs ne portent hélas pas la signature d'Areva ou d'EDF...
M Sarkozy a commis une faute impardonnable en interdisant toute discussion sur le nucléaire lors du "Grenelle de l'environnement" auquel le Réseau "Sortir du nucléaire" a donc eu raison de refuser de participer. Il est grand temps de discuter de la sortie du nucléaire... et de la mettre en oeuvre au plus vite, avant que le pire ne se produise.
Source : http://www.sortirdunucleaire.org
Les internautes réagissent : De Dr MILLOUR-DELTON Brigitte, le Dimanche 03 Août 2008 à 17H06:33
De tout coeur et à 100 0/0 d'accord avec votre article. MERCI. Sortir du nucléaire est une URGENCE . Arretons la mauvaise foi des gouvernants... Comment?
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Relance irréaliste du plan hydraulique français
Le plan de relance de l’hydroélectricité, annoncé par Jean Louis Borloo ce mercredi 23 juillet sans aucune concertation avec les parties intéressées autres que le lobby concerné, est basé sur l’augmentation d’ici 2020 de 10 % du parc hydraulique métropolitain en termes de puissance (2,5 GW) et de productible (7TWh).
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Date de publication : Dimanche 03 Août 2008 à 09H45:45 Déjà 110 personnes l'ont lu 
Une telle augmentation apparaît totalement irréaliste, et ne manquerait pas d’altérer à long terme le bon état écologique des milieux naturels aquatiques si elle venait par malheur à être appliquée. Les barrages engendrent en effet une dégradation hydromorphologique majeure et une entrave au libre transit sédimentaire qui ne sont pas susceptibles de correction préventive, en l’état des techniques disponibles. Aussi surestimés soient-ils, les objectifs d’accroissement de la production sont de toute manière insignifiants comparés aux réels besoins en énergies renouvelables… Equiper toutes nos rivières n’apporterait donc qu’une réponse temporaire et donc dérisoire à ce problème, au prix d’un matraquage de tous nos cours d’eau ; l’issue principale serait plutôt l’efficacité et l’économie d’énergie. Doit-on sacrifier les dernières rivières sauvages françaises, alors que les gisements de production d’énergie renouvelable résident de toute évidence dans la sobriété énergétique, et le développement du solaire et de l’éolien où la France accuse un retard important par rapport à ses voisins européens.
Ainsi, la plupart des rares sites envisagés pour aménager de nouvelles stations de pompage[1] se situent dans des zones sensibles de montagne (souvent classées Natura 2000, réserves naturelles ou zones centrales de Parcs Nationaux), et hypothèqueraient totalement les objectifs d’atteinte du bon état sur les rivières concernées… en contradiction manifeste avec l’objectif de bon état écologique de 66% des rivières et lacs en 2015 fixé par le Grenelle de l’Environnement[2] !
Selon Bernard Rousseau, « la restauration de la qualité physique et de la continuité écologique des cours d’eau, indispensable à l’atteinte des objectifs de bon état écologique, passe par l’effacement des petits ouvrages sans utilité économique, choisis avec discernement et qui représentent plus de 90% des barrages. Le développement d’une micro électricité insignifiante en termes de production, économiquement aberrante et écologiquement néfaste à la qualité des rivières, est donc un non sens flagrant ».
France Nature Environnement regrette donc vivement que le plan concocté par le Ministre chargé de l’environnement:
- trahisse le Grenelle de l’Environnement, tant dans la forme que sur le fond, en encourageant implicitement le développement de la micro-hydroélectricité et en satisfaisant les revendications anciennes d’un lobby en mal de développement, via l’affichage d’objectifs de développement irréalistes ;
- omette d’intégrer l’effacement des ouvrages particulièrement nuisibles en terme de migration piscicole et dont l’insertion environnementale ne peut être améliorée, ainsi que l’effacement généralisé des ouvrages sans usage économique ;
- ne comprenne aucune mesure nouvelles pour engager et accélérer la mise aux normes environnementales des ouvrages hydroélectriques existants, et place l’Etat français en contradiction avec la directive cadre sur l’eau, avec tout risque de sanctions communautaires à terme ;
- oublie d’intégrer un vaste plan de relance de la recherche (éthologique, technologique,…) pour améliorer durablement l’insertion environnementale des ouvrages hydroélectriques.
[1] Station de transfert d’énergie par pompage : l’eau est stockée par pompage en heures creuses pour être turbinée lors des pointes de consommation d’énergie.
[2]Seuls 25% des rivières et lacs sont aujourd’hui en bon état écologique. De nouveaux aménagements réclameraient une dérogation au titre de la DCE (aujourd’hui seul le projet de Chastang Redenat est pressenti dans les SDAGES en cours d’élaboration comme relevant de cette dérogation).
Source : http://www.fne.asso.fr
Les internautes réagissent : De jean claude, le Vendredi 22 Août 2008 à 18H25:59
le projet chastang redenat et un projet
ecologique et econnomiquement tres
important pour la région | De bioalternat, le Dimanche 10 Août 2008 à 19H54:05
un barrage ça pollue moin que des cellule photovoltaîque;et a une durée de vie beaucoup plus longue. |
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Certifier des agrocarburants incertifiables… ?
Les dernières négociations européennes relatives à la certification des agrocarburants font apparaître l’affligeante incapacité des Etats membres à prendre la mesure de l’urgence environnementale et alimentaire de ce dossier.
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Date de publication : Dimanche 03 Août 2008 à 09H43:12 Déjà 107 personnes l'ont lu 
Il apparaît mal venu, compte tenu de la crise alimentaire mondiale, de pénaliser la fonction nourricière de l’agriculture. Or, aucune certification ne peut empêcher que les denrées agricoles destinées aux agrocarburants finissent dans un réservoir plutôt que dans un estomac ! Les 850 millions de « crève-la-faim » diront : merci !
Pour répondre à l’objectif de 10% d’incorporation d’agrocarburants dans les carburants conventionnels européens d’ici 2020, seuls seraient éligibles les agrocarburants permettant une réduction de 35% des gaz à effet de serre par rapport à l'utilisation de carburants fossiles : une réduction peu ambitieuse et dont les méthodes de calcul sont litigieuses.
Un seuil de 50% pourrait être établi après 2015, mais la Commission avoue elle-même ne pas savoir s’il est réaliste. Ce seuil supérieur, en excluant plusieurs cultures européennes, entraînera un recours massif aux importations. Or la série de critères environnementaux et sociaux visant les importations seront « non contraignants », c'est-à-dire sans aucune portée !
Les deux critères contraignants prévus, portant sur la préservation de la biodiversité et des stocks de carbone (prairies, forêts, zones humides…) pourraient cantonner les cultures énergétiques aux espaces agricoles: cela aura pour seul effet de déplacer les cultures alimentaires vers les forêts tropicales et autres espaces naturels…Or la déforestation est déjà responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre…
Le débat semble désormais s’orienter vers l’autorégulation des producteurs eux-mêmes: juges et parties, on ne peut que leur faire confiance !
A l’heure de l’évaluation des politiques publiques, rappelons que l’inspection des finances a pointé du doigt le coût pour le contribuable du « plan biocarburant » français : pour lutter contre le changement climatique et sortir de notre dépendance au pétrole: 1€ investi dans les économies d’énergie est 5 fois plus rentable qu’ 1 € dépensé dans les agrocarburants…
Pour Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE :
«Ce blanc-seing délivré à une catastrophe environnementale, alimentaire, et climatique s’oppose aux études récentes qui convergent pour souligner que le développement des agrocarburants n’est pas une orientation pertinente au niveau mondial. Seul l’abandon de l’objectif d’incorporation peut résoudre ce dossier.»
Source : http://www.fne.asso.fr
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