Actualités
BioEco diffuse une actualité glanée sur les divers médias Internet, courrier, journaux...
N'hésitez pas à nous faire parvenir une information que vous estimez importante de partager avec les autres membres du site ! Pour cela, contactez-nous.
 |
Tricastin - L'étude cancers : la Frapna met en doute l'indépendance du prestataire
Par Dauphiné Libéré - 15/03/09
|
Date de publication : Jeudi 19 Mars 2009 à 19H05:14 Déjà 965 personnes l'ont lu 
Les villes voisines du site nucléaire du Tricastin dans un rayon de dix kilomètres vont faire l'objet d'une étude épidémiologique, appelée "étude cancers" (notre édition du 28 janvier). Reste à choisir le prestataire qui sera chargé de mener cette enquête.
Alors qu'un appel d'offres est en cours, lancé par le conseil général qui cofinance l'étude avec l'Autorité de sûreté nucléaire, Jean-Pierre Morichaud, représentant la Frapna à la Cigeet(¹) et à l'origine du projet, a exprimé, lors d'une conférence de presse donnée hier matin à Pierrelatte, ses doutes sur l'indépendance du futur prestataire.
« Le nucléaire, c'est l'État ». Il a indiqué que, contrairement à ce que prévoyait le cahier des charges établi par le groupe de travail, le choix du prestataire devrait revenir « uniquement au conseil général et à l'Autorité de sûreté nucléaire avec comme expert l'Institut de veille sanitaire. » L'Institut national de veille sanitaire étant un établissement public d'État, selon Jean-Pierre Morichaud, un tel scénario poserait « des doutes sur l'indépendance car le nucléaire, c'est l'État. »
Tout en précisant que les commissions locales d'information (Cli) sont en train de se réorganiser afin d'avoir le statut des associations loi 1901 « pour pouvoir faire elles-mêmes des études en toute indépendance », le représentant de la Frapna affirme que « quatre prestataires ont présenté leur candidature ». L'un d'eux aurait déjà été « éliminé » de la course. Le choix doit être dévoilé à la fin du mois lors de la prochaine Cigeet.
(¹) Commission d'information auprès des grands équipements énergétiques du Tricastin.
Source : http://www.sortirdunucleaire.fr
|
|
|
 |
Ours : le Conseil d’Etat déboute les opposants et rappelle la loi : la France doit protéger l’ours brun
|
Date de publication : Lundi 09 Mars 2009 à 20H03:15 Déjà 2059 personnes l'ont lu 
Le Conseil d’Etat a rendu le 23 février 2009 son arrêt concernant la requête déposée en 2006 par les opposants aux lâchers d’ours dans les Pyrénées : ils sont purement et simplement déboutés.
Par l’occasion, la plus haute juridiction française réaffirme quelques vérités et rappelle la loi.
Extraits des « considérants » de l’arrêt :
- les ours Slovènes et les ours pyrénéens appartiennent à la même espèce, Ursus arctos.
- Le plan de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées a été précédé d'études relatives aux expériences menées dans d'autres Etats européens et qu'une évaluation approfondie des conséquences de cette réintroduction a été réalisée.
- le ministre de l'écologie et du développement durable, [ ] a décidé d'engager, dès cette date (janvier 2005), une concertation portant sur la localisation des réintroductions envisagées, sur le choix du pays d'origine et sur les mesures d'accompagnement à mettre en œuvre ; que ce n'est qu'à l'issue de cette concertation que la décision de procéder à la réintroduction des ours a été juridiquement prise
- si l'espèce « Ursus arctos » n'est pas, à l'échelle européenne, menacée d'extinction, le maintien d'effectifs suffisants pour éviter la disparition à court terme des ours dans le massif des Pyrénées participe de la préservation de la diversité biologique et constitue, au regard du I de l'article L. 110-1 du code de l'environnement, un objectif d'intérêt général. [ ] l'espèce figure au nombre des espèces mentionnées à l'annexe II de la convention de Berne vis-à-vis desquelles l'Etat s'est engagé, ainsi qu'il résulte de son article 6, à assurer une « conservation particulière » ; qu'elle figure également parmi les espèces «d'intérêt communautaire» nécessitant une protection stricte énumérées à l'annexe IV de la directive du 21 mai 1992 (dite « Directive Habitats, faune, flore »).
- cette réintroduction ne saurait être regardée comme étant de nature à provoquer les difficultés rencontrées par certains secteurs de l'économie locale ;
- le Gouvernement a mis en œuvre, afin de prévenir les conséquences dommageables de la décision contestée et, le cas échéant, de les réparer, une série de mesures destinées notamment à réduire les inconvénients de la présence des ours pour les éleveurs.
Une fois de plus, le Conseil d’Etat rappelle le caractère légal, démocratique et raisonnable des lâchers d’ours dans les Pyrénées.
L’avenir de la population n’étant toujours pas assuré, Pays de l’Ours – Adet renouvèle sa demande de nouveaux lâchers d’un ou deux ours chaque année, afin de reconstituer progressivement mais surement une population viable d’ours bruns dans les Pyrénées, conformément aux obligations légales de la France.
Suite : http://paysdelours.com/le-conseil-detat-deboute-les-opposants-a-lours-et-rappelle-la-loi.html?cmp_id=50&news_id=570&vID=249#570
Source : http://paysdelours.com
|
|
|
| |
La journée-découverte se termine très mal
Par Yannick Delneste - Sud Ouest, 7 mars 2009
Coincés à Paris entre étudiants et CRS, des collégiens de Cenon (33) ont été bousculés et frappés par les forces de l'ordre à la gare Montparnasse.
|
Date de publication : Lundi 09 Mars 2009 à 19H59:28 Déjà 687 personnes l'ont lu 
Jusque-là, ce jeudi avait été plutôt chouette pour la classe de 3e C du collège Jean-Jaurès à Cenon. Arrivés tôt dans la capitale avec leurs professeurs de français et d’histoire-géo, ces adolescents de la banlieue bordelaise avaient commencé par l’objectif premier de cette journée-découverte : l’Assemblée nationale. Dans ce haut lieu de notre République, ils avaient assisté à une séance parlementaire. Mais après la tour Eiffel et le musée du Louvre, ils ont fait connaissance avec les Compagnies républicaines de sécurité (CRS). Impression radicalement différente.
«Il était 19 heures et nous attendions notre train devant les voies de la gare Montparnasse», raconte Corinne Pébarthe, l’une des deux enseignantes. «Après le passage d’un groupe de manifestants étudiants qui chantaient, les CRS ont surgi très vite.» Les témoignages semblent concorder : venus de plusieurs endroits à l’issue de la manifestation qui a eu lieu à l’extérieur, une trentaine de policiers chargent en direction des étudiants … sauf que cela se passe dans un hall de gare bondé à cette heure. «On s’est retrouvés coincés», raconte Jordan Torres. «On criait qu’on était des collégiens mais rien à faire : j’ai pris des coups de matraque aux jambes et au poignet.» Une dizaine d’autres élèves sont frappés. «J’ai été plaquée contre un distributeur de boissons», raconte Mme Pébarthe. Entorse cervicale. «Et pas une explication lorsque je suis allé voir le lieutenant.»
Dépôts de plainte
Dans le train qui les ramène enfin vers Bordeaux, les élèves et leurs accompagnatrices sont choqués. Une femme-médecin militaire de Mont-de-Marsan les examine et les réconforte. Les blessures ne sont pas graves mais les contusions réelles. «Mon fils voulait devenir gendarme», soupire José Torres. «Même si je lui ai expliqué que c’était exceptionnel, il est bouleversé. Ce qui s’est passé est incroyable.»
Hier, il a porté plainte pour violences sur mineur, comme plusieurs parents, comme les deux professeurs, comme le collège Jean-Jaurès. «Le choc était général», explique Sylvie Védélago, principal de l’établissement. Dans un communiqué, le Snes (Syndicat national des enseignements de second degré) s’insurge contre «la violence gratuite des forces de l’ordre», réclamant que toute la lumière soit faite sur ces événements. La sénatrice-maire d’Artigues, commune voisine, a écrit au Premier ministre et à la ministre de l’Intérieur. Des gendarmes sont venus auditionner enseignants et enfants présents. Les plus touchés étaient restés chez eux. Jordan est au repos pour huit jours.
|
|
|
 |
BANGLADESH : Libération d’un leader Mro
Ranglai Mro, leader de la tribu isolée Mro (ou Mru) des Chittagong Hill Tracts, a été libéré aujourd’hui après deux années d’incarcération.
|
Date de publication : Vendredi 30 Janvier 2009 à 19H47:32 Déjà 756 personnes l'ont lu 
Ranglai Mro avait été arrêté en février 2007 et condamné à 17 ans de prison pour possession d'arme. Il est fort probable que cette accusation avait été fabriquée de toutes pièces, Ranglai s’étant opposé à l’expulsion de sa tribu pour permettre l’installation d’un camp d'entraînement militaire.
Ranglai a été torturé durant sa détention. Lorsqu’il a été hospitalisé, les médecins ont découvert qu'il avait été victime d'une crise cardiaque. Il a par la suite été renvoyé en prison sans traitement médical approprié.
Près de deux ans après son arrestation, alors que son état de santé empirait, Ranglai a finalement été admis dans un hôpital spécialisé de Dhaka, le 1er janvier dernier. Cependant, il y est resté enchaîné, ce qui a provoqué un scandale au Bangladesh, les médecins ayant rapporté que les chaînes les empêchaient de lui procurer les soins nécessaires.
Il n’a été délivré de ses chaînes qu'après l’intervention de la Commission nationale des droits de l'homme du Bangladesh et la publication d’un article dans un quotidien national dénonçant les mauvais traitements qui lui étaient infligés. Mais une photo diffusée vendredi dernier a révélé que Mro était toujours menotté et attaché à son lit – en dépit du jugement de la Cour ordonnant sa libération sous caution pour raisons médicales.
Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Nous nous réjouissons de la libération de Ranglai Mro. Cependant, nous condamnons avec la plus grande fermeté les actes de torture qu’il a subi. Nous exhortons le nouveau gouvernement bangladais à reconsidérer le cas de Ranglai et à mettre un terme définitif aux arrestations, à la torture et à la répression dont est victime le peuple jumma des Chittagong Hill Tracts’.
Les Mru sont l’une des onze tribus jumma des Chittagong Hill Tracts. Le nouveau gouvernement du Bangladesh arrivé au pouvoir le 29 décembre avec une écrasante majorité, s'est engagé à honorer l'Accord de paix signé en 1997 avec les tribus jumma.
Suite : http://www.survivalfrance.org/peuples/jumma
Source : http://www.survivalfrance.org
|
|
|
 |
Création d’un deuxième EPR : une erreur historique
Le Président de la République vient d’annoncer la création d’un nouveau réacteur nucléaire EPR à Penly en Seine Maritime. Réaction de FNE.
|
Date de publication : Vendredi 30 Janvier 2009 à 19H44:01 Déjà 1053 personnes l'ont lu 
FNE exprime un sentiment de révolte à la suite de l’annonce par le Président de la République de la création d’un nouveau réacteur nucléaire EPR à Penly en Seine Maritime. Cette décision est sans doute conforme à l’intérêt du lobby nucléaire mais pas à l’intérêt général.
Une erreur historique. Lors de son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, le 26 octobre 2007, le Président de la République avait déclaré : « je ne veux pas de nouveaux sites nucléaires ». Nicolas Sarkozy avait également déclaré : « Il y aura donc bien une réduction de la part du nucléaire dans notre consommation d’énergie ».
Pour Sébastien Genest, Président de FNE, « le développement du nucléaire est contraire à celui des énergies renouvelables. Il faut en finir avec un modèle énergétique centralisé, fragile en consommation de pointe, inadapté aux territoires et contraire à l’objectif premier de réduction de la consommation d’énergie, négocié lors du Grenelle de l’environnement. »
La relance par l’atome ? Le 19 décembre 2008, lors d’une réunion en présence des associations, Nicolas Sarkozy s’était engagé à ce que le plan de relance soit vert et pas gris.
Sébastien Genest poursuit : « Nous sommes consternés par l’empilement de décisions à courte vue : relance de trois programmes autoroutiers, octroi d’aides d’Etat au secteur automobile ou aéronautique sans contreparties environnementales, assouplissement des conditions de création des installations classées, création d’un nouvel EPR ……autant de décisions contraires à l’impératif d’une relance à la fois économique et écologique. Ces décisions irrationnelles ne peuvent être compensées par des mesures de verdissement ».
Un grave recul de la démocratie écologique. FNE rappelle que le droit de l’environnement impose que le débat public soit organisé à un « moment où toutes les options sont encore ouvertes » et avant qu’une décision publique ne soit prise.
Arnaud Gossement, porte parole de FNE, déclare : « Le nucléaire ne se satisfait que de la politique du fait accompli. La décision de créer un nouvel EPR est une atteinte à la démocratie écologique puisque la concertation n’a eu lieu qu’avec le lobby nucléaire ! Désormais, pourquoi se donner la peine d’organiser un simulacre de débat public dès lors que les dés sont jetés ? ».
FNE rappelle que la décision de création du premier réacteur nucléaire EPR à Flamanville avait déjà été prise avant même l’organisation d’un débat public, par la loi du 13 juillet 2005 d’orientation sur l’énergie. Pendant le débat public lui-même, Jacques Chirac, alors Président de la République, avait confirmé la décision de créer l’EPR…FNE avait alors engagé plusieurs actions en justice contre les autorisations délivrées pour la construction de ce réacteur.
Source : http://www.fne.asso.fr
Les internautes réagissent : De gille, le Jeudi 11 Juin 2009 à 15H27:19
pour info,lorsque l'hiver plusieurs reacteurs sont a l'arret pour rechargement,edf achete du courant a l'etranger au prix fort(3x)pourtant sur votre facture le kw/h est au même prix alors qu'il devrait etre multiplie par 3 | De Régine, le Mercredi 25 Février 2009 à 09H18:26
Trois informations manquent à votre article:
Premièrement Sarkozy dans son discours à Flamanville insiste bien sur le fait que sa motivation à construire ces Centrales Nucléaires EPR n'est justifiée que par la volonté de faire de la France un "grand" exportateur d'énergie et non de répondre à notre besoin énergétique !!!!
Deuxièmement les déchets radioactifs de ces centrales Nucléaires de 3ième générations sont 70 fois plus nocifs que ceux des centrales nucléaires actuelles.
Pour finir la politique de Sarkozy est orientée par "le Club de l'Horloge" dont les valeurs philosophiques prône la soumission du peuple au pouvoir et le retour à la monarchie . | De Chantal Cucurni, le Lundi 02 Février 2009 à 16H13:09
Honte à notre société "de confort" et surtout aux hommes qui la dirigent qui ne voit pas plus loin que le bout de leur nez...
Sous le couvert entre autre de créer des emplois, nous programment des centrales nucléaires de 3è génération sans en avoir mesuré les conséquences sur l'environnement... alors que nous avons à exploiter les panneaux solaires, la géothermie et toutes les énergies renouvelables.
Le devenir de nos enfants et petits enfants : une planète poubelle prête à exploser.
Quelle folie !!! | De Denis Laforme, le Samedi 31 Janvier 2009 à 15H00:27
Je suis tout à fait en accord avec l'article. Le nucléaire est une menace perpétuelle pour la population et pour l'environnement. De plus la matière première nécessaire à son fonctionnement se raréfie et sous peu les coûts vont augmenter considérablement. Tout cela est sans compter sur les tragédies qui sont associées au nucléaire : Explosion d'un réacteur, fuite radioactive ou un éventuel 11 sept. 2001. De plus, il n'est pas assuré qu'on puisse disposer ou entreposer les déchets radioactifs de façon sécuritaire. Comme pour en rajouter, les réserves en combustibles fossiles nécessaires au fonctionnement de ces réacteurs ne sont pas très abondantes. Quelques décennies si on tient compte du nombre actuel de réacteurs et, bien sûr, 2 fois moins longtemps si on double le nombre de réacteurs. Il faut, et c'est urgent, se diriger du côté des énergies renouvelables.Je vous propose de consulter mes articles sur le sujet : www.denis-laforme.over-blog.com | De pierre CASSIER, le Samedi 31 Janvier 2009 à 12H15:45
Le solaire n'est pas rentable globalement sauf pour des lobby, les éoliennes non plus indépendamment des problèmes de nuisance, l'hydraulique a atteint son plafond en france, que rete-t-il à part le nucléaire, le charbon et le fioul ou le gaz ? |
|
|
|
 |
La vérité coloniale en face…
Par Denis Sieffert
|
Date de publication : Jeudi 08 Janvier 2009 à 10H34:29 Déjà 987 personnes l'ont lu 
Selon l’usage que l’on en fait, la tradition des vœux peut être routinière ou hypocrite. Par les temps qui courent, les nôtres seront cette année plus encore que d’habitude des vœux de mobilisation des énergies et de combat. Car même s’il y a dans nos vies, Dieu merci, des aspects personnels, nous avons en commun, nous autres, lecteurs ou journalistes de Politis, d’être des « animaux politiques », au sens d’Aristote. On peut le dire aussi plus drôlement, à la manière de Coluche : « Chaque fois qu’un avion s’écrase quelque part dans le monde, c’est sur nos pompes. » Non seulement nous ne savons pas nous murer dans l’indifférence, mais nous ne le voulons pas. Nous revendiquons d’être des citoyens actifs, face à la crise sociale, comme dans les guerres et les conflits. Et nous ne souffrons jamais plus que lorsque nous avons le sentiment de l’impuissance. C’est ce sentiment que nous éprouvons, bien sûr, depuis dix jours que s’abat un déluge de feu sur Gaza. Notre conscience est tout autant révulsée par l’incroyable conditionnement des esprits que par la violence inouïe de l’opération militaire israélienne. Le discours de l’homme de la rue en Israël, que nos médias relaient abondamment, qui soutient « à cent pour cent » (« à mille pour cent », disent certains) son armée commettant les pires atrocités dans l’étroit territoire palestinien, choque par son uniformité. De toutes les bouches tombent exactement les mêmes mots, les mêmes formules. « On n’a pas le choix » ; « On ne fait que se défendre. » Comme si une nation entière avait appris la leçon sous la dictée d’un chargé de communication diabolique.
Ainsi, tout Israël semble ignorer que ce n’est pas le Hamas qui a rompu la trêve conclue le 19 juin, mais un raid meurtrier de l’aviation israélienne, le 4 novembre. Plus grave encore, tout Israël ou presque semble tenir pour négligeable cette violence initiale : le blocus. Cette sanction économique injustifiable imposée aux habitants de Gaza depuis que le Hamas a pris le contrôle de l’étroit territoire, en juin 2007. La conscience majoritaire dans ce pays ne veut toujours pas connaître la violence coloniale, celle du blocus à Gaza, comme celle du mur et des expropriations, en Cisjordanie. Ou, tout simplement, celle du refus de la souveraineté nationale. Et, une fois de plus, c’est par la violence extrême qu’Israël évite de regarder la réalité coloniale en face. Sans les raids du mois de novembre, il aurait fallu commencer à se poser le problème du desserrement du blocus. C’est d’ailleurs manifestement ce que les dirigeants du Hamas attendaient en retour. Et c’est la raison pour laquelle ils avaient, fin juin 2008, imposé par la force le respect de cette trêve aux factions irrédentistes. Mais cette logique conduisait Israël à transgresser l’interdit de l’étiquette « terroriste ». Elle conduisait à faire « de la politique » avec le Hamas. Tous les faits et tous les événements qui pouvaient aller dans cette direction ont donc été comme effacés de la mémoire collective.
Sur le fond, ce pays est plus à l’aise dans le conflit que dans la négociation avec les représentants d’un peuple dont il a longtemps nié l’existence. La froide indifférence avec laquelle son armée peut en ce moment même massacrer toute une population montre que ce déni d’humanité n’est toujours pas surmonté. Les raisons profondes du massacre de Gaza sont là : dans ce rapport colonial. Israël mène aujourd’hui sa « bataille d’Alger ». S’y ajoutent des considérations de calendrier. Le leader travailliste (on croit cauchemarder en employant ce mot), Ehud Barak, ministre de la Défense, et la présidente de Kadima, Tzipi Livni, refont dans le sang leur retard sur la droite de Benyamin Netanyahou. Cela en vue des élections anticipées du 10 février. Et puis il y a le mystère Obama. Israël n’est pas trop sûr du futur président américain, qui doit prendre ses fonctions le 20 janvier. Du côté de l’Union européenne, en revanche, rien à craindre. La « mission » de Nicolas Sarkozy dans la région, même vaine, aurait pu être au moins naïve et sympathique, si elle n’avait pas suivi de trois semaines un geste politique de soutien inconditionnel à l’État hébreu. En rehaussant le niveau de partenariat commercial avec Israël, l’Europe s’est en effet privée de tout moyen d’action. De ce côté-là aussi le calendrier était donc favorable. Tout cela a donc peu à voir avec les roquettes du Hamas. L’écho planétaire de l’une des plus scandaleuses injustices de notre époque peut continuer de faire ses ravages. Principalement dans le monde arabo-musulman, qui ne peut pas ne pas avoir le sentiment d’être méprisé. Un écho que ni la censure israélienne ni la désinformation dans les grands médias ne parviennent à étouffer. Ce qui nous ramène à nos vœux. Ceux que nous formons pour nous-mêmes, pour Politis et pour ceux qui dans ce métier veulent faire entendre d’autres voix. Nous en sommes réduits aujourd’hui à crier notre indignation, à appeler à manifester, samedi prochain notamment [1] ; et, horriblement, à scruter les images qui pourraient enfin réveiller les consciences. C’est en cela que le massacre de Gaza nous avilit tous.
Notes
[1] Symboliquement j’irai, à Paris, dans le cortège de l’Union juive française pour la paix.
Suite : http://www.politis.fr
Source : http://www.politis.fr/La-verite-coloniale-en-face,5288.html#nb1
|
|
|
 |
Inondation du site nucléaire du Tricastin
"Sortir du nucléaire" demande d'urgence des mesures de radioactivité indépendantes
|
Date de publication : Mardi 16 Décembre 2008 à 09H19:59 Déjà 1388 personnes l'ont lu 
Dans la nuit de dimanche à lundi, un plan d'urgence interne a été déclanché sur le site nucléaire du Tricastin, du fait de l'inondation des installations nucléaires SOCATRI-AREVA et BCOT-EDF. Cette alerte est due à la montée des eaux de la Gaffière, le fameux cours d'eau qui traverse le site du Tricastin, et qui a été contaminé à plusieurs reprises ces dernières semaines - et particulièrement du fait de la grave fuite d'uranium de début juillet.
Les exploitants AREVA et EDF prétendent qu'aucune contamination n'est ressortie du site, mais l'expérience a montré que leurs discours étaient très peu fiables. Il est donc nécessaire que des mesures soient faites dès ce mardi par des organismes indépendants, par exemple la Criirad, ou des laboratoires étrangers. C'est au ministère de l'écologie de contacter au plus vite de tels organismes.
De façon générale, alors que le site nucléaire du Tricastin existe depuis près de 50 ans, il est stupéfiant que les exploitants soient surpris par la montée des eaux de la Gaffière. C'est une nouvelle démonstration de l'incompétence et de l'irresponsabilité de l'industrie nucléaire, et de l'impuissance des organismes de sûreté (ASN, IRSN). Ces organismes passent le plus clair de leur temps à "démontrer" que la sûreté des installations nucléaires est assurée, mais ils sont régulièrement démentis par les faits.
De toute évidence, il va y avoir tôt ou tard en France un accident grave, voire une catastrophe nucléaire. Pour l'éviter, il faut au plus vite mettre en oeuvre un plan de sortie du nucléaire, accompagné de mesures très ambitieuses en faveur des économies d'énergie et du développement des énergies renouvelables.
------------------------
Montée des eaux : plan d'urgence interne sur le site nucléaire du Tricastin
AFP - 15.12.08 - Les exploitants des installations nucléaires SOCATRI et BCOT ont déclenché dans la nuit de dimanche à lundi un plan d'urgence interne au vu d'une montée rapide du niveau des eaux de la Gaffière, le cours d'eau qui traverse le site du Tricastin, a annoncé lundi soir l'ASN. Le déclenchement de ce "plan d'urgence interne" a débuté lundi à 02H00 du matin, a précisé l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) dans un communiqué. SOCATRI est exploitée par le groupe AREVA, et BCOT (Base chaude opérationnelle du Tricastin) est exploitée par EDF.
La montée du niveau des eaux s'est poursuivie jusqu'à 3 heures du matin, et plusieurs locaux de la SOCATRI et de la BCOT ont été inondés. "Les plans d'urgence internes ont été levés par les exploitants aux alentours de 5h du matin après un reflux des eaux", précise le communiqué. Les exploitants ont informé l'ASN que l'eau entrée dans les locaux est restée à l'intérieur et qu'elle fera l'objet d'un traitement adapté. Cette montée des eaux est due à d'importantes précipitations et à des manoeuvres de régulation des eaux.
L'ASN procèdera à l'analyse de cette situation en liaison avec les exploitants et les services de l'Etat en charge des contrôles de l'exploitation des barrages. Dans son communiqué, l'ASN rappelle que SOCATRI exerce des activités sur les matériels et effluents en provenance d'EURODIF (assainissement et maintenance sur les composants). Elle réalise également des prestations pour le compte de l'ANDRA (tri et conditionnement de déchets, notamment en provenance du milieu hospitalier).
L'installation BCOT est exploitée par EDF. Elle a pour vocation l'entretien et l'entreposage des matériels et outillages provenant des circuits et matériels contaminés des réacteurs électronucléaires, à l'exclusion d'éléments combustibles, notamment les tubes guides, les outillages d'intervention, les matériels voués au démantèlement et les couvercles de cuve, ajouté le communiqué.
Source : http://www.sortirdunucleaire.org
Les internautes réagissent : De TRICASTIN, le Samedi 31 Janvier 2009 à 15H11:48
Je viens tout juste d'écrire un commentaire dans lequel je me prononçais contre la construction d'un nouveau réacteur nucléaire en France et voila que je tombe sur cet article concernant le Tricastin.C'est une preuve de plus qu'il faut abandonner le nucléaire. Économies d'énergie, énergies renouvelables,et abandon progressif des énergies fossiles.Voir plus de 40 articles sur ces sujets sur : www.denis-laforme.over-blog.com |
|
|
|
| |
Amiante : un patron en prison pour des déchets abandonnés en pleine nature
|
Date de publication : Mercredi 03 Décembre 2008 à 10H44:39 Déjà 1885 personnes l'ont lu 
Le patron d’une entreprise de déconstruction et de désamiantage a été mis en examen et écroué la semaine dernière à Rennes révèle le Journal du dimanche.
En mai dernier, des contrôles de chantier par l’Inspection du travail ont montré des irrégularités. Une information judiciaire a été ouverte et l’enquête menée par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaeps) a mis à jour des pratiques singulières.
Le patron aurait fait enfouir des déchets amiantés – par tonnes, semble-t-il – dans une dizaine de sites. Il avait déjà été condamné pour des faits similaires dans la Manche.
Source : http://www.lejdd.fr/
|
|
|
 |
Une première en Isère : des enfants raflés à l’école
Hier s’est produit un fait très grave à l’école du Jardin de Ville, à Grenoble. À 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l’école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants. À 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon.
|
Date de publication : Mercredi 03 Décembre 2008 à 10H42:57 Déjà 1199 personnes l'ont lu 
Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d’entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l’aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.
Nous n’avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause.
Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d’école resteront vides.
C’est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.
Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l’école.
Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".
Merci, Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38
Les internautes réagissent : De Marie, le Dimanche 21 Décembre 2008 à 14H10:37
Notre pays n'est plus la patrie des Droits de l'Homme. Et les militants sont de plus en plus fatigués et trop peu nombreux pour qu'on puisse tourner.
De quel origine est cette famille ? |
|
|
|
 |
Brésil : Des indiens isolés exposés à un ‘réel risque de génocide’
Selon un fonctionnaire brésilien, les derniers survivants d'un groupe d’Indiens isolés d’Amazonie seront victimes d’un génocide s’il n’est pas mis fin à l'exploitation forestière illégale et l'élevage de bétail sur leur territoire.
|
Date de publication : Mercredi 03 Décembre 2008 à 10H21:23 Déjà 1047 personnes l'ont lu 
Un représentant de la FUNAI - le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien - a annoncé aujourd'hui : "Le risque de génocide est réel si la FUNAI ne prend pas les mesures nécessaires afin de protéger le territoire des Pirikpura."
Les deux derniers membres connus du groupe Pirikpura vivent dans la forêt amazonienne, dans l'Etat du Mato Grosso. Leur territoire se trouve dans le district de Colniza réputé pour être la région la plus violente du Brésil et l’une des plus affectée par la déforestation.
Survival lance une campagne urgente exhortant le gouvernement brésilien à reconnaître officiellement la démarcation du territoire des Pirikpura et à en assurer sa protection.
Le nombre de Pirikpura s'élevait à vingt lorsque la FUNAI est entrée en contact avec eux à la fin des années 1980. Ils sont par la suite retournés dans la forêt. Depuis lors, seuls trois membres ont été recontactés, mais personne ne sait s'il existe d'autres survivants.
En 1998, deux Pirikpura, Mande-í et Tucan, sont sortis de la forêt de leur propre gré. L'un d'eux, malade, a dû être hospitalisé, mais ils sont ensuite retournés dans la forêt. Rita, la troisième Pirikpura connue, est mariée à un membre d'un autre groupe.
Mande-í, Tucan et les membres survivant de leur groupe, sont confrontés à un grave danger en raison de l'invasion constante de leurs terres par les bûcherons qui agissent en toute illégalité. Ces derniers ont intentionnellement bloqué les sentiers traditionnels des Indiens pour les forcer à quitter le territoire.
Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : " Si le territoire des Pirikpura n’est pas légalisé et protégé de toute urgence, ils disparaîtront. Nous ne connaissons pas leur nombre exact, mais l'anéantissement d'un peuple, aussi réduit soit-il, est un génocide."
Mande-í et Tucan tirent leurs moyens de subsistance de la chasse et de la cueillette. Ils ne fabriquent pas de flèches, mais utilisent des bâtons et un couteau trouvé dans la forêt.
'Pirikpura' est un nom que leur ont donné un groupe voisin. Il signifie 'papillons', en référence à leur façon de parcourir très rapidement de vastes étendues de la forêt.
Source : http://www.survivalfrance.org
|
|
|
Voir les 10 actualités suivantes
|
|